Il s’enroule à l’infini
Dans les vapeurs magiques
De son parfum de violette
De jasmin
Ou de chèvrefeuille
Il n’en sait rien.
Pris par le tournis.
Il s’est perdu, aliéné.
Habitant désormais toutes paroles
Qu’elle profère
Pour les débiter à son tour
En pantin-perroquet halluciné
Par trop d’amour
Trop mal placé.
Déboussolé,
Il a conçu une planète
Où ils ne se quitteraient plus
Une planète qui fait hurler de rire
La terre entière
Qui depuis longtemps
Ne croit plus
A ces fariboles.
Un astre cerclé, dit-il,
D’une galaxie de diamants
De pierres obscures
Que d’un geste éclairé
Pour lui seul
Elle ferait scintiller
Lui dont bien sûr
Elle n’a cure.
Mais que lui importent
Les montagnes qui séparent
Les obstacles à franchir
Qu’importe le temps qu’il faudra
Ou le prix à payer.
Pour elle, il est prêt.
A se couler dans une ombre
Dont elle ne le tirera jamais.
