Cher Monsieur,
Je vous écris ces quelques lignes concernant votre roman, « La rectification ». Je vous devine sourire à imaginer un quelconque lecteur envisager de vous faire « rectifier » ce dernier. Mais non… Il n’y a rien à rectifier. Car vous donnez cœur à lire.
D’aucuns diront qu’il s’agit là d’un énième roman de gare, mais n’a-t-on pas fait ce reproche à nombre d’écrivains actuellement unanimement reconnus et respectés. Je ne polémiquerai guère sur le scénario ou mon interprétation personnelle, je laisserai cela aux soins des professeurs de littérature, de français, et à leurs étudiants. J’imagine qu’il y a certainement matière à disserter, mais ce n’est pas mon combat… Quand on ouvre un roman de ce type, c’est pour le plaisir, et j’en ai eu. Donc votre mission d’écrivain est accomplie, n’en doutez pas.
Un bon moment passé à vous lire, une lecture accessible, sans prétention, intrigante, et qui nous emmène dans un scénario qui aurait certainement pu faire la mise en bouche sinon l’entrée d’un roman policier d’un auteur de renom. Au plaisir de vous lire à nouveau.
Un lecteur.
Des polars, j’en ai déjà lu un paquet, et La Rectification ne ressemble à aucun d’entre eux. Quand je lis, j’aime être surprise, étonnée, bousculée, émue .. bref, j’ai besoin, comme Corentin, d’être impatiente de tourner la page pour voir ce qui est écrit derrière. Ce roman coche toutes les cases. En plus de cela, il est réaliste, il s’immisce dans ce qui pourrait être mon environnement, mon quotidien. C’est sûr que je ne passe plus sur le viaduc de Dinant sans penser à La Rectification ! Alors merci beaucoup de nous partager ton talent ! «
Aurélie Furnémont, enseignante
J’ai terminé la lecture de « La rectification » J’avoue ne pas avoir trop accroché au début. Par la suite, c’est devenu intrigant, puis accaparant et enfin surprenant. Un excellent roman qui manque peut-être d’un petit quelque chose d’accrocheur sur les premiers chapitres.
Eric Dupriez, auteur
Ingrid Aubry, enseignante et auteure :
Un roman captivant, bourré d’humour, qui nous emmène dans une spirale inattendue !
Corentin Delahaut est un célibataire endurci d’une trentaine d’années, passionné de puzzles mais réfractaire à la lecture. Lors d’un réveillon de Noël, ce dernier reçoit de sa sœur un roman intitulé « La Rectification ». Malgré sa réticence initiale, il se laisse captiver par l’histoire qu’il dévore en un rien de temps. Cependant, le comportement du protagoniste masculin le choque profondément. Il décide alors de rencontrer l’auteur à la Foire du livre de Bruxelles pour lui demander d’écrire une suite plus morale. Face au refus de l’écrivain, notre héros décide de « rectifier » l’histoire à sa manière, basculant alors dans un engrenage aux conséquences tragiques…
Ce roman est remarquablement bien construit avec une mise en tension progressive. Peu à peu, le passé de Corentin, sa personnalité et ses obsessions sont dévoilés, tandis que l’intrigue avance avec son lot de suspense et de révélations. La narration à la première personne plonge le lecteur dans l’esprit du personnage principal, créant une forte identification. Mais au fil des pages, un malaise s’installe : on oscille entre pitié et répulsion, incapable de totalement abandonner Corentin mais profondément choqué par ses actes. Ce glissement progressif nous place dans une position inconfortable, déstabilisante.
Le style est vif, incisif. Il faut vraiment prendre le temps de savourer chaque phrase, chaque jeu de mot, chaque métaphore.
Quant à la fin, elle est surprenante et très subtile !
Enfin, « La Rectification » nous amène à réfléchir sur la frontière entre fiction et réalité, sur la création littéraire et sur la liberté d’expression.
Bref, une lecture divertissante, déjantée et aussi porteuse de questionnements.
Edmée de Xhavée, auteure :
Justine Mertens, professeur de français :
Wouah, quelle plume! J’ai vraiment apprécié l’histoire à laquelle on ne s’attend pas du tout et ce, jusqu’à la fin. Le suspense est omniprésent et la personnalité de Corentin est finement amenée tout au long de l’histoire par ses flashbacks sur son enfance qui, au début, semblent anodins et qui prennent du sens au fur et à mesure de la lecture. Il y a de l’humour, de l’humour noir, des remises en question sur notre société et son mode de fonctionnement. Au niveau du genre, là aussi, la surprise est de mise. Une fiction réaliste qui bascule dans le polar policier avec une belle mise en abîme à la chute de l’histoire. Cette fin est inédite! J’adore! Je suis vraiment contente de ce choix de lecture pour les élèves. Je pense qu’ils vont aussi accrocher!
Edmée de Xhavée, auteure :
Vous qui pénétrez dans les pages de ce livre… attendez-vous à tout ! Vous ne vous ennuierez pas, c’est chose sûre !
Corentin Delahaut, retenez bien ce nom. Son cauchemar commence par la réception d’un cadeau, un livre intitulé « La rectification ». Il faut dire qu’il attendait son puzzle annuel, Corentin, un puzzle de 5000 pièces offert par sa maman, et oui, maman y a bien pensé comme tous les ans, mais sa sœur et son beau-frère lui offrent un livre, sachant qu’il ne lit pas, qu’il déteste ça ! Sa sœur ajoute même que ce livre lui donnera peut-être enfin l’idée de se marier. Car oui, notre Corentin aux habitudes de métronome est célibataire…
Faute de mieux, il se décide un soir, devant son feu de cheminée et armé de son chocolat chaud, douillettement étendu sur son canapé à l’abri d’une chaude couverture, à ouvrir son livre. Et le voilà embarqué dans des émotions qu’il ne pensait pas abriter. Car peu à peu, il prend le personnage principal en grippe. Ce type a tout pour être heureux, tout ce qui le rendrait heureux, lui, et ruine tout. Lui, Corentin, à sa place… En même temps, il doit bien reconnaître que certains aspects du caractère du malotru lui plaisent : cet homme est assertif, sûr de lui, n’a pas peur de s’exprimer. Il a l’attitude d’un vrai mec, et Corentin sait manquer de cet atout.
Arrivé à la fin du livre il est indigné. Le final est d’une injustice flagrante ! Il faut rectifier la fin de ce livre, toute « rectification » qu’il soit. Corentin va y veiller, remettra de l’ordre dans la vie parfaite du protagoniste, lui apprendra ! Il se met donc à la recherche de l’auteur et finit par se convaincre que le roman n’est pas aussi fictif qu’on aurait pu le penser.
Une fois là, notre Corentin laisse jaillir la bête qui est en lui, pour notre plus grand plaisir je dois dire, plus rien ne l’arrête, son sens de la justice, son instinct de preux chevalier (car il y a une pauvre femme bafouée dans le roman…) l’arment d’une témérité disproportionnée.
J’en garde pour votre lecture, ne voulant pas gâcher la découverte, mais croyez-moi, c’est comme monter à bord du petit train fantôme.
Écriture au ton analytique et sarcastique, psychologiquement juste, l’auteur maîtrise les mots et les aligne bien, c’est fluide, bien rythmé entre le présent et puis des flash back exposant un peu pourquoi notre Corentin est qui il est…
Beaucoup aimé, et je vous le conseille !.
L’histoire est très surprenante car le personnage principal part totalement en vrille. On est loin d’un récit classique et bien-pensant. C’est donc très chouette de lire quelque chose d’original. Lors de ma deuxième lecture, j’ai savouré la richesse de l’écriture : tous les petits détails qui nous amènent à comprendre comment et pourquoi ce héros bascule. Et surtout, la mise en abyme met le lecteur à la place du héros…, un soupçon déstabilisant.
Marie-Isabelle Asset, enseignante retraitée
