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Les Interviews Littéraires de Marie : Luc Degrande et son livre “La Rectification” aux Éditions Chloé des Lys

Lien vers son livre : https://www.editionschloedeslys.be/…/1416-la…

1. Pouvez-vous nous présenter votre livre en quelques mots ?

Le titre : La rectification. Le côté obsessionnel de certaines personnes m’a donné l’idée d’un personnage passionné de puzzles, car dans la boîte de puzzle, tous les éléments sont là, et celui qui s’applique et fait preuve de patience arrive toujours au bout. Mon personnage déteste la lecture, mais pour sa Noël, sa sœur lui offre un livre intitulé « La rectification ». Il se sent obligé de le lire, et à sa surprise, il se prend au jeu, mais il développe une aversion pour le protagoniste masculin. Choqué par le dénouement immoral du roman, il interpelle l’auteur à la foire du livre et lui demande d’écrire un tome 2 pour arranger les choses, mais l’auteur refuse. Mon personnage décide alors de « rectifier » La rectification.

2. Comment décririez-vous votre processus d’écriture ? Avez-vous des rituels ou des habitudes spécifiques lorsque vous écrivez ?

Je fais de la peinture à l’huile, et j’écris un peu comme je peins, tout d’abord j’esquisse l’histoire à gros traits, puis je reviens dessus, je rentre de plus en plus dans les détails, j’intercale des chapitres qui brisent la chronologie mais permettent de dresser un portrait de plus en plus précis des personnages. Je travaille avec un ordinateur portable, j’aime le nomadisme que cet outil permet.

3. Quelle est la partie la plus difficile de l’écriture pour vous, et comment la surmontez-vous ?

La planification du récit me fatigue particulièrement car c’est pratiquement « penser à vide ». Cela me prend souvent plusieurs jours. Mon vrai plaisir est l’écriture en elle-même. Je constate aussi que sans plan préalable, cela dérape vite, mais avec un plan, il est fréquent que je ne le suive pas, mais comme il y a un cadre prédéfini, cela me force à intégrer mes fantaisies en cours d’écriture dans un tout qui se veut cohérent.

4. Comment développez-vous vos personnages ? Y a-t-il des éléments de votre propre vie que vous incorporez dans vos personnages ?

J’aime bien apporter des touches, des nuances, des rebondissements dans la connaissance que l’on a des personnages. Il y a un côté logique, prévisible, mais des surprises, des ruptures.

5. Avez-vous une routine de recherche particulière pour vos livres, surtout s’ils sont historiques ou nécessitent des connaissances spécifiques ?

J’essaie de placer mes personnages dans des contextes dont j’ai une bonne connaissance, si ce n’est pas le cas, j’interroge des personnes pour qui le contexte est familier. Souvent, ils m’apprennent bien plus qu’un livre dans lequel je vais chercher un renseignement précis lorsque j’ai un doute. Si je suis à la base de la recherche, je ne fais que confirmer des doutes ; mais si une personne parle librement de son métier, de ce qu’elle traverse, il y a des surprises. C’est cela que j’aime débusquer.

6. Comment gérez-vous les critiques de vos œuvres, qu’elles soient positives ou négatives ?

Je les entends, je les accepte et je crois que même très négative, une critique nous fait avancer. C’est parfois difficile à encaisser, mais c’est souvent très pertinent.

7. Quel(s) auteur(s) ou quelle(s) autrice(s) vous ont le plus influencé dans votre carrière et pourquoi ?

Milan Kundera pour son humour, sa profonde connaissance de la nature humaine, son don pour la composition du roman, sa capacité à théoriser tout en rendant très accessibles des concepts complexes.

8. Si vous pouviez dîner avec n’importe quel(le) auteur(autrice), vivant(e) ou décédé(e), qui choisiriez-vous et pourquoi ?

Milan Kundera, pour les raisons évoquées plus haut et Karine Tuil, pour la force et la richesse qui émanent de ce qu’elle écrit.

9. Quel conseil donneriez-vous aux écrivains et écrivaines en herbe qui cherchent à publier leur premier livre ?

Je ne sais pas. À vrai dire, je pense que le travail, l’endurance sont des qualités utiles. J’ai commis l’erreur de renoncer à l’écriture à 35 ans par manque de temps, et j’ai repris 25 ans plus tard. J’aurais dû m’accrocher à l’époque, je serais ailleurs aujourd’hui.

10. Comment voyez-vous l’évolution du monde de l’édition et de la littérature avec l’essor du numérique et des réseaux sociaux ?

Je pense que tout cela peut vivre ensemble et est parfaitement complémentaire, il faut savoir évoluer avec son temps tout en respectant à la fois les outils du passé et ceux d’aujourd’hui.

11. Avez-vous des projets futurs dont vous aimeriez parler ?

J’ai écrit un recueil de fables poétiques intitulé « Carnet de voyages d’un papillon », sur des moments de vie qui façonnent les êtres humains. J’ai mis beaucoup de « mon âme » dans ces textes. Je suis heureux qu’ils aient trouvé un éditeur.

Je viens d’envoyer un thriller, aussi, intitulé « La toupie de verre », j’ignore ce qu’il en adviendra. C’est l’histoire d’une enseignante mariée et mère de famille qui, après une rupture, dix ans auparavant, voit revenir un ex, à sa sortie de prison et qui veut renouer avec elle, alors qu’elle mène une petite vie bourgeoise. J’ignore ce qu’il adviendra de ce récit, mais j’ai envie d’y croire. Je suis occupé sur d’autres projets, encore, mais il est trop tôt pour en parler.

12. Quel est le livre que vous avez lu récemment et qui vous a le plus marqué ? Pourquoi ?

La délicatesse, de David Foenkinos. Ce roman me plaît beaucoup, à nouveau pour la profondeur et la justesse des observations psychologiques et la mécanique des relations interpersonnelles. Et l’humour. C’est savoureux.

13. Pouvez-vous partager une anecdote amusante ou mémorable de votre parcours d’écrivain(e) ?

Comme signalé plus haut, faire un plan du scénario de mon histoire me fatigue énormément, et donc, parfois, je note des idées en vrac concernant mes personnages.

Quelques semaines plus tard, quand je suis un peu en panne, je vais voir mes fiches, et là je m’aperçois que sans m’en rendre compte, j’ai écrit le contraire de ce que j’avais prévu.

14. Si vous pouviez être un personnage de fiction pour une journée, qui choisiriez-vous et pourquoi ?

J’hésite entre Robin des Bois, pour son côté justicier et héroïque, et Arsène Lupin, qui me fascinait quand j’étais enfant, car il roulait son monde avec élégance et subtilité.

15. Quelle est votre citation préférée sur l’écriture ou la lecture, et pourquoi résonne-t-elle avec vous ?

L’artiste naît de la collaboration équitable d’un enfant et d’un adulte en une même personne.

Eric-Emmanuel Schmitt.

J’aime cette citation parce qu’elle est vraie : le regard, la candeur, la capacité d’imagination d’un enfant, et l’expérience de vie d’un adulte s’ajustent et s’imbriquent dans la « fabrication » d’une œuvre d’art.

Merci pour cette interview qui nous permet de vous découvrir de manière originale. Bonne soirée et surtout bonne lecture.

Marie

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